La programmation initiale de cet écoquartier s’appuyait sur l’aménagement d’un « ilot vert » accueillant des constructions à démarche environnementale innovante, dans un parc au bord du canal de la Ressouze.
Afin de concrétiser l’intention initiale, une très grande partie de notre travail au concours fût de mettre en place une organisation spatiale répondant à ce souhait.
L’automobile est «captée» dès la frange du parc pour être stationnée en sous-sol. Des allées plantées et des venelles piétonnes traversantes relient les logements et les stationnements aux jardins collectifs et aux espaces du parc. Ainsi le parc entre-t-il dans la composition des logements jusqu’au palier.
Les constructions sont « recoupées » par les cheminements et percées visuelles, permettant d’«individualiser» la perception des logements collectifs : des maisonnées [unités regroupant de 3 à 6 logements] desservies par des circulations extérieures abritées, s’accolent en jouant de retraits successifs.
Leurs volumes, césures et larges terrasses, rythment les espaces publics et privés du quartier.
La gestion des eaux pluviales est assurée par les toits végétalisés et des noues paysagées. Malgré une volonté architecturale affirmée de «fragmenter» les édifices, la performance thermique initialement envisagée THPE est améliorée et labellisée en BBC Effinergie RT 2005, par l’usage d’une enveloppe à isolation composite renforcée [brique alvéolaire + doublage thermique].